Pendant les trois premiers jours des vacances de Pâques, j’ai marché sur le
Chemin Saint Jacques avec Dan. C’était une bonne aventure et une occasion de
voir une autre côté de la région Languedoc-Roussillon.
Nous avons commencé très tôt le premier matin en prenant le premier train
de Montpellier à Arles. Nous y sommes arrivés à 8h20 et nous sommes allés toute
de suite au marché d’Arles pour acheter notre déjeuner. Nous étions parmi les
premiers au marché, qui avait été animé j’y étais allée avec mes amis en janvier.
J’avais eu hâte de retourner à ce marché, mais, Dan et moi, nous n’avons pas eu
beaucoup de temps pour y rester. Nous avons trouvé la piste et commencé à
marcher. C’étaient trois jours difficiles, mais passionnants.
Il y avait plusieurs aspects de la randonnée que j’ai trouvés intéressants.
D’un point de vue géographique, c’était bon de traverser la région à pied. J’ai
gagné un sens plus fort de l’immensité de cette région. De plus, le terrain et
le chemin étaient variés. Le premier jour, nous avons marché sur une digue
entre Arles et St. Gilles où il y avait des rizières partout. Le deuxième jour,
quand nous avons fait 35 kilomètres, nous étions entourés de vignobles
charmants. Le troisième et dernier jour, nous avons vu des forêts. Je n’avais
pas attendu cette diversité de terrain, mais évidemment la campagne de cette région
prend plusieurs formes. Nous étions dans la Camargue pendant les premiers et
deuxièmes jours, puis nous avons vu des chevaux blancs qui sont typiques de
cette petite région. Mais quand nous avons commencé à nous rapprocher de
Montpellier, les chevaux que nous avons vus étaient noirs et gris.
D’ailleurs, j’ai gagné un sens d’histoire européenne. Le Chemin Saint
Jacques est un réseau de pistes qui vont à Saint Jacques de Compostelle, une
commune espagnole dont la crypte garde le tombeau de Saint Jacques le Majeur,
qui était l’un des apôtres de Jésus. Depuis le Moyen Age, les pèlerins
traversaient l’Europe pour atteindre le tombeau de Saint Jacques. Nous n’avons
fait qu’une petite partie de ce chemin, mais quand nous marchions, nous avons
rencontré des pèlerins qui espéraient marcher jusqu’au tombeau. (J’ai vu des
autres pistes de ce réseau quand j’étais à Bruxelles et Genève) Des pèlerins mettent
des coquilles, le symbole de Saint Jacques, à l’extérieur de leurs sacs pour
indiquer leur piété. À chaque village que nous avons passé, le chemin nous a mené
à une église. Dan et moi, nous avons passé plusieurs heures à découvrir l’église
et le petit musée de Saint Gilles, qui sont bien connus.
Le chemin m’a rappelé du Sentier des Appalaches parce que ces deux chemins
permettent l’introspection et encouragent camaraderie entre des randonneurs. Nous
avons passé les deux nuits aux Auberges de Pèlerins, où nous avons parlé avec
les pèlerins. C’était le même groupe les deux soirs et malheureusement, il y
avait un homme qui a ronflé affreusement. Dan a dit d’un ton sarcastique qu’il était
impressionné par la qualité et le volume des ronflements. Après avoir passé une
nuit blanche, l’un des pèlerins a suggéré que le ronfleur dort dans la cuisine.
Tout le monde a ri, mais le pèlerin était complètement sérieux !
Quand nous sommes enfin arrivés à Vendargues pour prendre le bus à
Montpellier, j’étais tellement fatiguée. (J’étais heureuse quand Dan m’a avoué
qu’il était épuisé aussi.) Quelle aventure !