Thursday, March 22, 2012

Passeport Culturel 9: Des Tensions Sociales en France

D’après plusieurs Français que j’ai rencontrés, le plus grand problème en France n’est pas l’économie, c’est  l’immigration. J’avais entendu dire de ça avant d’y arriver. Les tensions ethniques, religieuses et raciales en France sont bien connues aux États-Unis, en particulier parmi les élèves américains qui étudient le français. Depuis mon arrivée en France, je cherchais des exemples de comment ces tensions sociales se manifestent. Je voudrais partager un exemple.

Lundi, quand j’étais dans le tram, j’ai vu une dispute entre deux hommes qui, il me semble, était provoquée par des tensions raciaux et ethniques. Quand je suis montée le tram, il y avait un homme noir qui s'asseyait sur une place avec la grande poussette de sa petite fille à son côté. La poussette bloquait des autres individus de s’y asseoir. À l’arrêt de Pompignan, un homme est monté le tram et il a décidé de s’y asseoir. Il a bougé la poussette avec brusquerie, sans demander au père. Le père était frustré et il a rétorqué que la prochaine fois, l’autre homme devrait demander avant de le faire. Mais l’homme n’a rien dit et il a refusé de le regarder. 

Après quelques moments sans réponse, le père a demandé si l’autre homme avait compris et s’il parlait français. Pour un instant, j’étais perplexe de pourquoi le père aurait demandé si l’autre homme parlait français. Mais quand l’autre homme a enfin répondu, je me suis rendu compte qu’il n’était pas français parce qu’il parlait français avec difficulté et il avait un accent fort. Apparemment, il y avait un signe fort que le père a reconnue qui lui a dit immédiatement que l’autre homme n’était pas français. Malheureusement, leur dispute s’intensifiait parce que l’homme étranger a répondu avec une insulte raciste. Ils ont commencé à se disputer bruyamment et malicieusement. Ils se sont levés en criant des diffamations raciales. Un autre homme s’est mis entre les deux hommes luttant et le père est sorti avec son enfant au dernier arrêt. 

Cet affrontement était un exemple des complexités sociales qui existent en France. Premièrement, c’était une dispute entre deux hommes qui ne correspond pas au profil typique d’un Français : ils n’étaient pas blancs. Il y avait des tensions raciales entre eux, même s’ils sont les deux partis des groupes marginalisés en France. Deuxièmement, tout au long de leur affrontement, il y avait des lycéens dans le tram qui les ont incités. Il me semble que ces lycéens étaient d’origines immigrées leurs-mêmes, peut-être du Maghreb. Mais ils nourrissaient des préjudices ethniques et raciaux aussi. À Montpellier, il y a des quartiers qui sont cadrés des barrières ethniques et sociaux. Par exemple, le quartier de Collège Croix d’Argent a plusieurs immigrés musulmans. Il y a des quartiers pour des autres groupes. Cela existe aux États-Unis aussi. 

Je ne sais pas comment la France puisse améliorer cette situation. Nous avons parlé beaucoup de ce sujet dans mes cours de Méthodologie et Français Professionnel, mais il me semble que le problème est trop  compliqué même pour les sociologues français. Si un petit désaccord sur une poussette dans le tram peut mener à une lutte violente, à mon avis, le problème est grave et mérite l’attention du gouvernement. Les meurtres de sept individus à Toulouse et Montauban ont gagné l’attention des candidats présidentiels et les médias, mais est-ce qu’ils vont faire quelque chose pour s’occuper de cette situation ?

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Sunday, March 18, 2012

Passeport Culturel 8- Mon Bénévolat

À partir du premier instant où je suis arrivé au Collège Croix d’Argent, je me suis sentie comme j’étais encore au collège moi-même. Les filles bavardaient dans les couloirs et les garçons ont couru énergiquement partout. Je ne connaissais personne, tout le monde me regardaient. Sauf cette fois, j’avais dix-neuf ans, j’étais en France et je n’étais plus une élève : j’étais là pour les enseigner.

La semaine dernière, j’ai commencé mon bénévolat au Collège Croix d’Argent. Je suis allée deux fois pour aider avec les cours d’anglais de deux professeurs. J’étais ravie d’enfin  y faire bénévolat.

Lundi, j’ai aidé les élèves de troisième avec les dialogues qu’ils ont écrits en préparation de leur départ pour leur sortie éducative en Irlande. C’est la dernière année au collège pour ces élèves et leurs professeurs sont en train de créer une recommandation à leur placement lycéen. Quand j’y étais, M. Montaldot a parlé sérieusement avec ses classes parce que plusieurs élèves ne parviennent pas à leurs cours. S’ils n’améliorent pas leurs notes, ces élèves seraient « in-orientable » qui signifie qu’ils ne pourront pas choisir un lycée, mais ils seraient assignés  à un lycée après les autres élèves en ont choisi une. Le choix de lycée en France est très important parce qu’il détermine dans quelles matières on pourra travailler et combien d’argent on va gagner à l’avenir. Le comportement et les attitudes de ces élèves qui ont quatorze ans auront des effets sérieux dans leurs vies.

Je savais qu’il y a des conséquences graves si on va à un lycée professionnel, mais je ne me suis pas rendu compte que le système français était si sévère. J’étais choquée. Il me semble que les professeurs n’aiment pas bien cette réalité. Après le cours, M. Montaldot m’a dit que certains de ses élèves sont intelligents, mais ils manquent la maturité nécessaire pour réussir à l’école. Avec un ton de tristesse dans sa voix, il m’a expliqué qu’il n’y a rien qu’il peut faire pour changer leur orientation de lycée si les élèves n’ont pas reçu les notes requises. Il m’a dit qu’il est difficile pour les parents des élèves d’accepter l’orientation de lycée de leurs enfants. Je ne peux pas imaginer la choque, la déception et l’angoisse de ces parents et ces élèves.

J’avais entendu dire que Croix d’Argent n’est pas le meilleur collège à Montpellier et qu’il y a plusieurs immigrés qui y assistent. M. Montaldot m’a expliqué qu’il y a des problèmes disciplinaires mais que les résultats des élèves ont amélioré parce qu’il y a moins d’élèves dans les classes et plus de professeurs. Dans ce sens, les similarités entre les systèmes éducatifs américains et français m’ont frappé. Il me semble que les administrateurs français et américains emploient les mêmes tactiques pour améliorer les conditions dans leurs écoles. 

MOTS: 467